Immobilier à Valleyfield et aux Coteaux : portrait 2026
Mise à jour : 22 septembre 2026
Le marché immobilier de la grande région de Montréal ralentit, et les propriétés à vendre sont plus nombreuses qu’il y a un an. Mais cette tendance ne se transpose pas mécaniquement à chaque municipalité de la Montérégie-Ouest. Pour comprendre ce que ça signifie à Valleyfield et aux Coteaux, il faut regarder les données locales — et comparer des périodes équivalentes.

Photo de couverture : image d’illustration originale générée avec OpenAI pour cet article, le 22 septembre 2026. Elle ne représente pas une propriété réelle.
Ce qui change dans la région de Montréal
Dans son bilan publié le 4 septembre pour août 2026, l’APCIQ compte 2 853 ventes résidentielles dans la RMR de Montréal, une baisse de 13 % sur un an. Les inscriptions en vigueur atteignent 20 128, en hausse de 18 %. La progression est particulièrement marquée sur la Rive-Sud : +28 %.
Les prix médians, eux, continuent de monter modestement sur un an : +3 % pour les maisons unifamiliales, +4 % pour les copropriétés et +2 % pour les plex. L’APCIQ précise que la majorité des marchés de la RMR, surtout en unifamiliale, favorisent encore les vendeurs. Bref, le rééquilibrage avance, mais il ne signifie pas automatiquement « marché d’acheteurs ».
À Valleyfield, les chiffres locaux racontent une autre nuance
Les données Centris du deuxième trimestre 2026 (avril à juin), comparées au même trimestre de 2025, montrent 160 ventes résidentielles à Salaberry-de-Valleyfield, soit 22 % de moins. Il y avait 250 inscriptions en vigueur, en baisse de 3 %.
Pour les maisons unifamiliales, le prix médian était de 450 000 $, stable sur un an. Le délai moyen de vente atteignait 61 jours, soit 23 jours de plus. Ce portrait suggère un rythme de vente moins pressé, sans hausse du nombre total de propriétés affichées par rapport à l’an dernier. À l’échelle d’une rue ou d’un type de maison, la situation peut toutefois être différente.
Et aux Coteaux?
Centris rapporte 119 ventes résidentielles sur les quatre derniers trimestres aux Coteaux, en baisse de 21 % par rapport aux quatre trimestres précédents. Le deuxième trimestre compte 24 ventes; Centris signale que ce volume est trop faible pour produire certaines statistiques fiables. Dans un marché municipal de cette taille, une poignée de transactions peut faire bouger les pourcentages : mieux vaut éviter de conclure à une tendance à partir d’un seul chiffre.
À noter : les données locales ci-dessus portent sur le deuxième trimestre, tandis que les nouvelles données de la RMR concernent août. Ce ne sont donc pas des périodes directement comparables. Elles donnent un contexte, pas une prédiction pour une propriété précise.
Qu’est-ce que ça change pour acheter ou vendre?
Pour les acheteurs, le ralentissement régional peut ouvrir davantage de choix dans certains secteurs, et les délais plus longs à Valleyfield invitent à prendre le temps d’évaluer une propriété. Ça ne garantit ni une baisse de prix ni une négociation facile : la concurrence dépend du quartier, de l’état, du type de logement et des ventes comparables récentes.
Pour les vendeurs, un marché plus sélectif rend le prix de mise en marché et la présentation particulièrement importants. À Valleyfield, le nombre d’inscriptions en vigueur n’avait pas augmenté au deuxième trimestre; il serait donc risqué d’appliquer sans nuance le +28 % observé sur la Rive-Sud de la RMR. Aux Coteaux, le petit nombre de transactions fiables appelle à une analyse serrée des propriétés réellement comparables.
Le bon réflexe, dans les deux cas, est de partir des ventes récentes du secteur précis — Valleyfield, Les Coteaux ou une municipalité voisine — plutôt que d’un chiffre régional pris isolément. Pour discuter de votre projet immobilier en Montérégie-Ouest, communiquez avec Sylvain Cuerrier.





