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Servitude de passage en Montérégie : quoi vérifier avant d’acheter ou vendre

il y a 2 minutes
4 min de lecture
Vérification d’une entrée partagée et d’une servitude de passage en Montérégie

Crédit photo : image originale générée par OpenAI pour Sylvain Cuerrier – RE/MAX.


Une entrée utilisée par deux voisins peut sembler simple pendant une visite. Pourtant, les mots « entrée partagée », « droit de passage » et « servitude de passage » ne donnent pas automatiquement les mêmes droits. Ce qui compte, c’est le contenu de l’acte publié et la manière dont il s’applique au terrain visé.


En Montérégie, notamment à Valleyfield, à Les Coteaux et dans les secteurs ruraux de la région, ces situations peuvent toucher l’accès au chemin, le déneigement, l’entretien, la circulation des véhicules ou l’emplacement d’un futur projet. Les vérifier avant de s’engager évite de découvrir une limite importante après la vente.


Pourquoi le sujet est particulièrement actuel


Dans une ligne directrice publiée en septembre 2026, l’OACIQ donne précisément l’exemple d’un droit de passage mal vérifié. L’organisme rappelle que le courtier doit consulter l’Index des immeubles et les actes, lire la portée de la servitude, informer clairement les parties et recommander un avis juridique lorsque la situation est complexe.


La phrase « cela date et ça ne sert plus » ne suffit donc pas. Une pratique entre voisins, une permission verbale et un droit publié au Registre foncier ne doivent pas être confondus.


Commencer par le certificat de localisation


Le certificat de localisation comprend un plan et un rapport dans lesquels l’arpenteur-géomètre exprime son opinion sur la situation et la condition actuelles de la propriété par rapport aux titres, aux empiétements, aux lois et aux règlements. Il peut notamment montrer une servitude ou un droit de passage.


Vérifiez si le tracé représenté correspond à l’usage réel du terrain. Une entrée utilisée au quotidien peut suivre un parcours différent de celui prévu à l’acte. Le certificat aide à repérer la situation, mais il ne remplace pas la lecture du document juridique qui crée le droit.


Lire l’acte publié, pas seulement son titre


Le Registre foncier permet de consulter les droits et les charges inscrits sur un immeuble, dont les servitudes et les droits de passage. Le gouvernement du Québec précise toutefois que l’Index des immeubles n’est pas toujours suffisant : une analyse rigoureuse des actes peut être nécessaire pour connaître l’étendue exacte des droits.


L’acte peut préciser quels lots sont concernés, où se trouve le passage, qui peut l’utiliser, s’il est permis de circuler à pied ou en véhicule, sa largeur, sa durée et les obligations particulières. Ces détails ont plus de valeur que les habitudes actuelles des voisins.


Identifier le terrain qui profite et celui qui supporte le passage


Une servitude de passage conventionnelle peut bénéficier à un immeuble et imposer une charge à un autre. Pour l’acheteur, il faut donc savoir si la propriété profite d’un accès sur le lot voisin, si elle doit laisser passer le voisin, ou si les deux situations existent.


Cette distinction peut influencer l’usage de la cour, l’emplacement d’une clôture, d’un cabanon, d’un stationnement ou d’un autre aménagement. Avant de planifier des travaux, il faut comparer le projet avec le certificat, l’acte de servitude et les règlements municipaux applicables.


Clarifier l’entretien et le déneigement


Le gouvernement du Québec indique que la description d’un droit de passage devrait préciser les façons de l’exercer et, lorsqu’il y a lieu, l’indemnité. Les responsabilités d’entretien méritent aussi d’être comprises.


Demandez s’il existe une entente écrite sur le déneigement, le gravier, l’asphalte, le drainage ou les réparations. Vérifiez qui choisit l’entrepreneur, comment les coûts sont répartis et si des factures récentes permettent de confirmer la pratique. Une bonne entente informelle entre voisins aujourd’hui ne garantit pas que les prochains propriétaires auront la même compréhension.


Ne pas présumer qu’un droit inutilisé a disparu


Une servitude qui semble peu utilisée peut encore produire ses effets. À l’inverse, un passage utilisé depuis longtemps n’est pas nécessairement protégé de la façon que l’on imagine. Toute conclusion sur la création, la portée ou l’extinction d’un droit devrait être validée par un notaire ou un autre professionnel du droit immobilier.


Ce que l’acheteur devrait faire avant la promesse d’achat


L’acheteur devrait obtenir le certificat de localisation disponible, les numéros de publication et une copie des actes pertinents. S’il reste une incertitude sur l’accès ou l’usage du terrain, une condition d’examen des documents et un délai suffisant peuvent être prévus avec le courtier.


La Chambre des notaires souligne que l’examen des titres permet de déceler les charges et les droits réels qui peuvent affecter ou limiter le droit de propriété. Consulter le notaire tôt dans le processus aide à comprendre les conséquences avant que les engagements deviennent difficiles à modifier.


Ce que le vendeur gagne à préparer


Le vendeur devrait déclarer clairement les servitudes connues et remettre les documents qu’il possède : acte, certificat de localisation, entente d’entretien, factures et correspondance pertinente. Si l’usage réel ne correspond pas aux documents, il vaut mieux le signaler rapidement et obtenir les conseils nécessaires.


Une situation bien documentée ne fait pas disparaître la servitude, mais elle permet aux acheteurs d’évaluer la propriété avec les bons faits. Elle réduit aussi les risques de malentendu sur l’accès, l’entretien ou les projets futurs.


Pour discuter de votre projet en Montérégie


Vous achetez ou vendez une propriété touchée par une entrée partagée, un droit de passage ou une autre servitude en Montérégie, notamment à Valleyfield ou à Les Coteaux? Je peux vous aider à réunir les documents, à formuler les vérifications et à prévoir les bonnes conditions avec les professionnels concernés.



Références







 
 
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