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Propriétaire installant un dosimètre de radon dans le sous-sol d’une maison en Montérégie

Radon en Montérégie : novembre est le bon moment pour tester votre maison

il y a 1 jour
4 min de lecture
Propriétaire installant un dosimètre de radon dans le sous-sol d’une maison en Montérégie

Crédit photo : image originale générée par OpenAI pour Sylvain Cuerrier – RE/MAX.


Novembre marque le Mois de la sensibilisation au radon au Québec et coïncide avec le début de la meilleure période pour mesurer ce gaz dans une maison. Invisible, inodore et sans goût, le radon peut s’infiltrer par les fissures, les joints, les puisards, les drains et les autres ouvertures en contact avec le sol. La seule façon de connaître sa concentration dans une propriété est de la mesurer.


À Valleyfield, à Les Coteaux et partout en Montérégie, il ne faut pas conclure qu’une maison est à l’abri simplement parce qu’elle est récente, bien entretenue ou située dans un secteur où aucun problème n’a été signalé. Deux propriétés voisines peuvent présenter des résultats très différents.


Pourquoi novembre est un bon moment pour commencer


Le gouvernement du Québec recommande de laisser un dosimètre passif en place pendant au moins trois mois, de préférence pendant la saison de chauffage, soit d’octobre à avril. Cette longue période donne une estimation beaucoup plus représentative de l’exposition moyenne qu’une lecture prise pendant quelques jours.


Un test commencé au début de novembre peut donc être complété pendant l’hiver, au moment où les portes et les fenêtres demeurent généralement fermées et où le bâtiment fonctionne dans des conditions normales d’occupation. C’est aussi une bonne façon pour un propriétaire qui pense vendre au printemps de préparer son dossier à l’avance.


Le seuil de 200 Bq/m³ : ce qu’il signifie


La concentration de radon se mesure en becquerels par mètre cube d’air, ou Bq/m³. La ligne directrice canadienne recommande de prendre des mesures correctives lorsque la moyenne annuelle dépasse 200 Bq/m³ dans une aire normalement occupée. Plus la concentration est élevée, plus il faut intervenir rapidement.


Au Québec, la page gouvernementale mise à jour le 20 août 2026 indique que le radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme et la première chez les personnes qui ne fument pas. Elle estime que plus de 1 000 décès par année dans la province sont associés au radon. Ces chiffres expliquent pourquoi le test mérite d’être traité comme une vérification sérieuse, sans pour autant présumer qu’une maison pose problème.


Comment faire un test utile


Pour un dosimètre passif, le gouvernement du Québec recommande une installation au sous-sol, à environ un mètre du sol, ou au premier étage si le sous-sol n’est pas occupé. Il faut suivre les directives du fabricant, noter les dates de début et de fin, puis envoyer l’appareil au laboratoire indiqué pour l’analyse.


Un dosimètre passif coûte environ 50 $, analyse comprise. Les moniteurs électroniques peuvent fournir des lectures plus rapides, mais le Québec recommande tout de même une mesure d’au moins un mois et idéalement de trois mois pendant l’hiver. Une lecture instantanée ou de quelques jours ne devrait pas servir seule à décider de travaux importants.


Évitez aussi de placer l’appareil dans la cuisine, la salle de bain, près d’une fenêtre, d’une porte extérieure, d’un ventilateur ou d’une source de chaleur. L’objectif est de mesurer l’air d’une pièce occupée dans des conditions normales, et non un courant d’air particulier.


Pourquoi la carte du quartier ne suffit pas


La présence de radon dans le sol varie, mais la construction du bâtiment, son étanchéité, sa ventilation, la pression intérieure et l’état des fondations influencent aussi le résultat. Une maison rénovée peut même devoir être testée de nouveau après des travaux majeurs d’isolation ou d’étanchéité.


Il est donc impossible d’établir la concentration d’une propriété de la Montérégie à partir du résultat d’un voisin, d’un code postal ou d’une carte régionale. Ces outils peuvent sensibiliser, mais seul un test réalisé dans l’immeuble concerné permet de prendre une décision éclairée.


Ce que l’acheteur devrait vérifier


Un acheteur peut demander si un test de radon a déjà été effectué, obtenir le rapport complet et vérifier si des travaux d’atténuation ont été réalisés. Si un système est présent, il faut aussi demander les factures, les garanties, les résultats mesurés après les travaux et les renseignements sur son entretien.


Le délai normal d’une transaction est souvent plus court que les trois mois recommandés pour un test à long terme. Selon l’OACIQ, le courtier peut alors expliquer les options disponibles, notamment un test après la vente et, lorsque la situation le justifie, une clause prévoyant une retenue de fonds chez le notaire. La formulation et le montant doivent être adaptés au dossier avec les professionnels concernés.


Ce que le vendeur devrait préparer


Le vendeur doit transmettre les renseignements dont il dispose au sujet des tests, des résultats et des travaux correctifs. Un rapport connu ne devrait pas être écarté parce qu’il est ancien ou parce que la ventilation a depuis été modifiée; il permet plutôt d’expliquer l’historique de la propriété et les mesures prises.


Pour une mise en marché prévue au printemps, commencer un test en novembre laisse le temps d’obtenir un résultat, de consulter un professionnel certifié si nécessaire et de faire vérifier l’efficacité des travaux avant l’arrivée des acheteurs. Un dossier clair peut réduire les inquiétudes et éviter qu’une question importante surgisse tard dans la transaction.


Que faire si le résultat dépasse la ligne directrice


Des corrections simples peuvent aider, comme sceller certaines ouvertures, couvrir et ventiler un puisard ou améliorer la ventilation du sous-sol. Lorsque la concentration est élevée, un professionnel certifié peut recommander un système de dépressurisation sous la dalle afin d’évacuer le radon avant qu’il entre dans les espaces habitables.


Après les travaux, une nouvelle mesure est nécessaire pour confirmer leur efficacité. Le gouvernement recommande d’abaisser la concentration au niveau le plus bas qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre, plutôt que de viser uniquement un chiffre juste sous la limite.


Pour discuter de votre projet immobilier en Montérégie


Vous préparez l’achat ou la vente d’une propriété à Valleyfield, à Les Coteaux ou ailleurs en Montérégie? Je peux vous aider à poser les bonnes questions, à réunir les documents utiles et à coordonner les vérifications avec l’inspecteur, le notaire et les spécialistes du radon.



Références






 
 
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